Prévention du suicide : ce que nous pouvons faire ensemble pour que personne ne reste seul
- Clinispa Kaméva

- il y a 1 jour
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La prévention du suicide ne repose pas uniquement sur les professionnels de la santé.
Elle repose aussi sur nous tous. Sur notre capacité à être présents. À remarquer. À oser parler. À ne pas détourner les yeux quand quelqu’un semble aller moins bien .À la Clinispa Kaméva, nous croyons que la prévention commence bien avant la crise. Elle commence dans la connexion humaine.
Ce que les gens cherchent (et n’osent pas toujours dire)
Sur Google et via l’intelligence artificielle, plusieurs questions reviennent :
Comment savoir si quelqu’un ne va pas bien?
Comment aider une personne en détresse?
Comment parler du suicide sans aggraver la situation?
Comment encourager quelqu’un à aller chercher de l’aide?
Que faire si une personne refuse de consulter?
Ces recherches révèlent quelque chose d’essentiel :
- Les gens veulent aider.
- Mais ils ont peur de mal faire.
La première prévention : oser voir, oser nommer
Nous ne pouvons pas toujours enlever la souffrance de quelqu’un. Mais nous pouvons réduire sa solitude.
La prévention commence souvent par de petites attentions :
✔ Remarquer un changement d’humeur ou d’énergie
✔ Être attentif à un isolement inhabituel
✔ Écouter sans minimiser
✔ Poser des questions simples, avec douceur
Contrairement aux idées reçues, parler du suicide n’implante pas l’idée. Au contraire, cela peut ouvrir un espace de soulagement.
Une question comme :
« Est-ce que ça t’arrive de te sentir dépassé au point de ne plus savoir comment continuer? »peut devenir une porte vers la lumière.
Ce que nous pouvons faire collectivement
La prévention du suicide est une responsabilité collective.
Voici des actions concrètes à notre portée :
Créer des espaces où on peut parler sans être jugé
Dans nos familles, nos milieux de travail, nos cercles d’amis.
Normaliser le fait de demander de l’aide
Chercher du soutien n’est pas un échec. C’est un geste de conscience.
Être présents dans les petits moments
Un message, un appel. un café et une marche peuvent faire une grande différence.
Ne pas rester seul avec l’inquiétude
Si vous êtes préoccupé pour quelqu’un, vous pouvez aussi demander conseil à un professionnel.
Partager les ressources
Parfois, une personne n’a pas l’énergie de chercher elle-même. L’aider à faire le premier pas peut tout changer.
Favoriser l’action d’aller chercher de l’aide
Souvent, les personnes en détresse :
Ne veulent pas déranger
Ont peur d’être un fardeau
Ressentent de la honte
Pensent qu’elles devraient être capables seules
Ce que nous pouvons dire :
🕊️ « Tu n’as pas à traverser ça seul. »
🕊️ « Demander de l’aide, c’est prendre soin de toi. »
🕊️ « On peut chercher ensemble. »
🕊️ « Tu comptes plus que tu ne le penses. »
L’objectif n’est pas de convaincre.C’est d’accompagner vers un espace sécuritaire.
L’importance de l’aide humaine
Les outils numériques peuvent offrir de l’information. Mais en période de vulnérabilité, la présence humaine demeure essentielle.
Un service psychologique humain offre :
✔ Une écoute réelle
✔ Une relation sécurisante
✔ Un espace sans jugement
✔ Un accompagnement adapté
La prévention passe aussi par l’accès à ces espaces humains.
La posture de Kaméva
À la Clinispa Kaméva, nous croyons que la prévention du suicide ne se limite pas aux situations d’urgence.
Elle se construit chaque jour :
Par la relation
Par l’écoute
Par l’éducation
Par la solidarité
Par des gestes simples et humains
Nous croyons que chaque personne mérite d’être accompagnée avec respect, humanité et sécurité.
Si vous êtes inquiet pour vous ou pour quelqu’un
Vous n’avez pas à porter cela seul.
Au Canada, vous pouvez appeler ou texter 988, la ligne d’aide en cas de crise suicidaire, disponible 24/7, gratuite et confidentielle.
Et si vous ressentez le besoin d’un accompagnement humain, notre équipe peut aussi vous guider vers les ressources appropriées.
Clinispa Kaméva – Gatineau Un espace humain pour ne pas rester seul.
Un message simple qui peut tout changer
La prévention du suicide commence souvent par une phrase toute simple :
« Je suis là. Tu peux m’en parler. »
Parfois, cela suffit pour que quelqu’un fasse un pas de plus vers la vie.





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